Le quartier des grottes s’impose au regard de par son foisonnement continu d’individus aussi bien « hors la loi », non standardisés que simplement « authentiques ». Je jette mon dévolu sur un immense mur en surélévation – sorte d’estrade idéale pour un accrochage improvisé à la limite de la gare . Est-ce que j’ose? L’impressionnante cimaise jouxte des ateliers ethnoculturels à l’aspect abandonné. Bien qu’ un carrefour dense circule juste en dessous, la plateforme reste à l’abri et comme à l’écart de l’agitation urbaine. De l’autre côté, se trouve l’entrée du parc des Cropettes. La seule difficulté est le placement non penché entre ombre et lumière de cette installation photo- je vacille entre les deux et l’ombre avance…

Mercredi 16 septembre
Je repasse pour vérifier l’état du montage – m’attendant à ne plus rien trouver sur cette grande cimaise exposée aux regards. Je me trompe: tout est en place, à peine un fragment feuille qui se détache ( que je ne peux m’empêcher de ré-aplatir malgré le processus de désintégration en cours). Les conditions météo (nuageux) rendent l’éclairage optimum.


le 23 septembre, tout est identique: un seul fragment se détache
