Le dimanche 26 avril, je déambule autour de la gare des eaux vives à la recherche d’une surface adéquate pour accueillir une de mes interventions in situ – l’image représente une façade déconstruite d’un des blocs container du Lignon – je l’insère sur un panneau de chantier en tôle gondolé
Une semaine plus tard, l’image est intacte, ce qui est rare pour ce type d’intervention outdoor: isolée mais visible, elle se détache du support « plié » ans un pli. On peu également la distinguer depuis les escalators de la gare. Discrète et décalée, elle semble s’être parfaitement adaptée à son milieu.
Le dimanche 31 mai, la première altération s’est produite. Un fragment s’est détaché, « trouant » l’unité de l’image, comme une brèche.
Le 17 juillet, l’installation est toujours en place – elle s’est comme incorporée à son support panneau de chantier ondulé- un simple « trou d’image » témoigne de sa longévité; le lieu angulaire( marquant la limite entre la gare et la nouvelle cité qui se construit) _est abrité des intempéries et du soleil direct – il ne semble de plus nullement dérangé par les gardiens usuels ( securitas notamment) – autoportrait urbain ( photographie par patrice collaud)



