DYSTOPIES  > séries psychogéographies

du territoire “officiel” aux marges, des cartes postales aux lieux ordinaires

Avec Fotoscope, j’ai commencé à questionner les représentations standardisées d’un territoire — celles que l’on retrouve dans les brochures touristiques, les clichés institutionnels ou médiatiques — en proposant des visions alternatives, plus sensibles, plus ambivalentes. La série Dystopies prolonge cette approche en se focalisant sur les zones “liminales” de la ville : friches urbaines, architectures en transition, espaces délaissés ou en-devenir, formes et déchets, angles morts du paysage urbain. À travers ces images, je réinterroge ce qui, dans l’environnement quotidien, constitue une part de notre géographie mentale souvent ignorée — là où l’éphémère, le passage, l’abandon ou la transformation dessinent une autre “carte” de la ville.

 

INTENTION

Entre observation et dérive, Psychogéographies dresse un relevé sensible des paysages urbains ordinaires.
Par un travail de composition et de filtrage colorimétrique, les scènes du quotidien se transforment en espaces mentaux : lieux de passage, reflets, chantiers, gestes suspendus.

L’ensemble propose une exploration empirique de la ville, où la présence humaine se dilue dans une architecture en mutation.

Chaque image fonctionne comme un fragment d’expérience urbaine, mais leur mise en constellation révèle un territoire fictif et introspectif, une dystopie  issue d’un environnement local revisité